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Marseille s’impose comme la capitale du cinéma avec 1 391 jours de tournage

Julien Morel
Julien Morel
2026-05-12 12:50 • ⏳ 4 min. skaitymo
Équipe de tournage avec caméra professionnelle et grand parasol devant une montagne rocheuse imposante.

Marseille ne se contente plus d’être un simple décor de carte postale. En 2025, la cité phocéenne a consolidé son statut de plaque tournante de l’audiovisuel français en totalisant 1 391 jours de tournage. Ce volume, identique à celui de l’année précédente, cache pourtant une mutation profonde du secteur : la ville attire désormais massivement les fictions télévisées, qui représentent désormais plus de la moitié de l’activité annuelle.

Cette dynamique ne doit rien au hasard. Elle s’appuie sur le travail de la Mission Cinéma, une structure municipale dédiée qui facilite l’accès aux décors naturels et urbains pour les longs métrages, documentaires et publicités. L’attractivité marseillaise se mesure également par l’explosion du nombre de courts métrages, portée par une nouvelle génération d’étudiants issus des écoles de cinéma implantées localement.

Une activité record de 1 391 jours de tournage sur le territoire

L’analyse des chiffres de l’année 2025 révèle un basculement des formats. Si 2024 avait été marquée par une forte présence de longs métrages de cinéma, 2025 a vu les séries et fictions TV prendre le leadership. Les secteurs de la publicité et du documentaire maintiennent une stabilité rassurante pour l’économie locale.

Marseille s'impose comme la capitale du cinéma avec 1 391 jours de tournage
Type de production Tendance 2025
Fictions TV En hausse (plus de 50% de l’activité)
Courts métrages Forte progression (dynamique étudiante)
Longs métrages En repli par rapport à 2024
Publicité & Documentaire Volume stable

Au-delà des plateaux, la transmission du savoir s’est intensifiée avec l’organisation de sept masterclass au Château de la Buzine. Des figures majeures comme Olivier Marchal ou Baya Kasmi ont partagé leur expertise avec plus de 1 100 étudiants, ancrant Marseille comme un pôle de formation majeur.

La cité phocéenne en force au Festival de Cannes 2026

La 79e édition du Festival de Cannes, prévue du 12 au 23 mai 2026, place Marseille sous les projecteurs de la Croisette. Trois projets majeurs illustrent cette vitalité. « La Frappe » de Julien Gaspar-Oliveri, tourné en Provence à l’automne 2025, intègre la prestigieuse sélection de la Semaine de la Critique.

Marseille s'impose comme la capitale du cinéma avec 1 391 jours de tournage

Le talent local est également représenté par Hadrien Bels avec son court métrage « Nouvel Hair ». Produit par la société marseillaise Shot in Mars, ce projet a été filmé durant l’été 2025 au cœur de la ville. Enfin, Agnès Jaoui a choisi Marseille pour une séquence clé de son nouveau film « L’Objet du Délit », confirmant que même les productions nationales hors compétition ne peuvent se passer de l’esthétique marseillaise.

L’empreinte indélébile de Marseille sur la cérémonie des César

Le lien entre Marseille et le cinéma est inscrit dans le bronze même des trophées. Le sculpteur César Baldaccini, né à la Belle de Mai, est le créateur de la célèbre compression remise aux lauréats. Lors de l’édition 2026, le court métrage documentaire « Au Bain des Dames », réalisé par Margaux Fournier, a triomphé en remportant le César de sa catégorie. Ce film a été intégralement tourné sur la plage emblématique du même nom.

Marseille s'impose comme la capitale du cinéma avec 1 391 jours de tournage

Le long métrage « Chien 51 », réalisé par Cédric Jimenez, a également marqué la cérémonie. Son chef décorateur, Jean-Philippe Moreaux, a été nommé pour son travail sur ce polar dystopique dont les scènes ont été capturées dans les quartiers nord et le centre-ville durant l’été 2024. Ces distinctions valident la stratégie de la Ville qui voit dans le cinéma un levier de développement économique et d’attractivité internationale.

Un levier économique soutenu par la Mission Cinéma

Depuis les premiers films des frères Lumière à La Ciotat, la lumière du Lacydon fascine les réalisateurs. De Marcel Pagnol à Robert Guédiguian, Marseille offre une diversité de décors unique : des paysages sauvages des Calanques aux structures industrialo-portuaires.

La Ville soutient activement 53 associations et 23 festivals, totalisant près de 113 000 festivaliers annuels. Cet écosystème favorise l’emploi des techniciens locaux, à l’image de l’équipe majoritairement sudiste mobilisée pour le film « Big Boys Don’t Cry » d’Arnaud Delmarle. Marseille ne se contente plus de prêter ses murs ; elle produit, forme et exporte ses talents vers les plus grandes scènes mondiales.

Source: Ville de Marseille

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Julien Morel

Autorius

Journaliste passionné par le dynamisme de la Normandie, Julien Morel couvre l'actualité de Caen depuis plus de dix ans. Spécialisé dans les politiques municipales et le développement urbain, il s'attache à décrypter les décisions du conseil municipal pour les citoyens. Rigoureux et attaché à la vérification des sources, Julien transforme les informations institutionnelles en récits clairs et accessibles, plaçant toujours l'intérêt public au cœur de ses reportages quotidiens

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