Le secteur touristique nîmois affiche une résilience notable en ce début d’année. Malgré un contexte international instable et l’inflation des coûts de transport, l’Office de tourisme de Nîmes a recensé 400 000 nuitées entre janvier et avril. Ce volume d’activité, identique à celui de l’année précédente, repose sur un équilibre parfait entre visiteurs nationaux et clientèle étrangère.
L’analyse des données, issue de l’outil FluxVision (basé sur le bornage des téléphones mobiles), démontre que la stratégie événementielle de la ville porte ses fruits. Les rendez-vous majeurs comme le Festival flamenco, le Nîmes urban trail ou les Journées romaines ont agi comme des moteurs de fréquentation essentiels durant les mois traditionnellement plus calmes.
Un premier quadrimestre porté par l’événementiel
Les chiffres de fréquentation soulignent l’impact direct des grands rassemblements sur l’hôtellerie locale. À titre d’exemple, l’événement Bastide UTS Nîmes a généré à lui seul plus de 12 000 nuitées début avril, contre 9 700 lors de l’édition 2025. Cette dynamique permet d’aborder la saison estivale avec des indicateurs au vert, les réservations pour la fin juin et le début du mois de juillet étant jugées très encourageantes par la direction de l’Office de tourisme.
En pratique : les chiffres clés du début d’année

- 400 000 : nombre total de nuitées de janvier à avril.
- 50 % : part des visiteurs étrangers dans la fréquentation globale.
- 12 % : poids du tourisme dans l’économie nîmoise.
- 133 : nombre de visites programmées dans la ville cet été.
| Indicateur | Performance 2026 (Jan-Avril) |
|---|---|
| Nuitées totales | 400 000 |
| Événement Bastide UTS | 12 000 nuitées |
| Part de marché local | 12 % de l’économie |
| Origine visiteurs | 50% FR / 50% Étranger |
Stratégies d’adaptation face aux enjeux climatiques et géopolitiques
Si les voyants sont au vert, Xavier Labaune, directeur de l’Office de tourisme, reste vigilant. La persistance des conflits au Moyen-Orient et la hausse du prix des carburants imposent une réflexion sur le ciblage des clientèles. L’objectif est d’attirer un public capable de compenser d’éventuelles baisses de fréquentation liées au pouvoir d’achat ou aux difficultés de déplacement aérien.
Pour répondre aux défis climatiques, l’offre estivale a été ajustée. La ville mise désormais sur des formats adaptés aux fortes chaleurs. Le dispositif « Nîmes au clair de lune », proposant des visites à partir de 21 h, voit sa fréquence doubler cette année. Parallèlement, de nouveaux supports de communication ont été déployés, dont un guide touristique de 190 pages référençant 170 partenaires locaux et un plan « pocket » traduit en huit langues.
Cette offre s’inscrit dans une volonté de diversifier les expériences, à l’image des programmes culturels dans les musées nîmois qui complètent l’attractivité des monuments historiques.

Le poids du secteur dans l’économie gardoise
Le tourisme n’est plus considéré comme une variable d’ajustement mais comme un pilier structurel du développement local. Laurent Mespoulet, Adjoint au Développement économique et au Tourisme, rappelle que cette industrie représente plus de 12 % de l’économie nîmoise. L’ambition affichée est de défendre un modèle durable et qualitatif, capable de respecter l’identité de la cité tout en générant des retombées pour l’ensemble des acteurs du territoire.
Au total, 166 visites guidées sont prévues sur l’ensemble de l’agglomération, incluant des circuits en autocar et des parcours audioguidés. Cette diversification vise à prolonger la durée de séjour des visiteurs au-delà du centre historique, en irriguant les communes périphériques de Nîmes Métropole.
Source: Vivre Nîmes (Ville de Nîmes)
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