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Par la rédaction de tagafruit.fr
À Nantes Métropole, la voiture solo représentait 43 % des déplacements en 2015. Elle est tombée à 38 % dans l’enquête EMC2 2025. Le chiffre ne raconte pas une disparition de l’automobile, mais il confirme un basculement lent et mesurable dans les habitudes de déplacement.
L’enquête, menée entre septembre 2024 et mars 2025 en Loire-Atlantique, compare les pratiques actuelles à celles observées dix ans plus tôt. Elle montre aussi que les habitants se déplacent moins souvent : à l’échelle de Nantes Métropole, le nombre moyen de trajets quotidiens par personne est passé de 4,1 à 3,4.
Les grands chiffres qui changent la lecture des trajets
| Indicateur | Évolution observée |
|---|---|
| Déplacements quotidiens par personne en Loire-Atlantique | 4 en 2015, 3,5 en 2025 |
| Déplacements quotidiens par personne à Nantes Métropole | 4,1 en 2015, 3,4 en 2025 |
| Part de l’automobile en Loire-Atlantique | 67 % en 2015, 60,5 % en 2025 |
| Voiture solo à Nantes Métropole | 43 % en 2015, 38 % en 2025 |
| Vélo à Nantes Métropole | 3 % en 2015, 7 % en 2025 |
| Marche à Nantes Métropole | 29 % des déplacements en 2025 |
Ces données ne prouvent pas que tous les habitants ont les mêmes alternatives. Elles décrivent une moyenne sur des territoires très différents : centre-ville, communes de première couronne, secteurs périurbains et espaces ruraux du département.
Le recul de la voiture est toutefois visible sur plusieurs plans. Le nombre moyen de voitures par ménage diminue dans la métropole nantaise, de 1,21 à 1,10. À l’échelle départementale, les déplacements en voiture comme passager baissent aussi, de 14 % à 12 %, ce qui montre que le covoiturage ne progresse pas autant qu’espéré.
Le vélo gagne du terrain, surtout sur les trajets réalistes
Le vélo est l’un des marqueurs les plus nets de l’enquête EMC2 2025. En Loire-Atlantique, sa part modale passe de 2,5 % à 4,5 % en dix ans. À Nantes Métropole, la hausse est plus forte encore : de 3 % à 7 %, et jusqu’à 9 % à l’intérieur du périphérique.

Pour les trajets domicile-travail dans la métropole, le vélo atteint 11 %. La distance moyenne parcourue à vélo augmente aussi, de 2,8 à 3,4 km par trajet. Cela suggère un usage moins occasionnel, davantage intégré aux déplacements ordinaires.
La marge reste importante. Selon les données présentées, 7 déplacements sur 10 font moins de 10 km, une distance souvent compatible avec le vélo selon le relief, l’équipement, les horaires et la sécurité du trajet. L’enquête a été réalisée avant la livraison des Grandes voies vélo, ce qui limite encore la lecture de leurs effets futurs.
À Nantes, la marche devient le premier mode en ville
La marche atteint 24 % des déplacements en Loire-Atlantique, contre 21 % en 2015. Dans Nantes Métropole, elle représente 29 % des trajets. Dans la ville de Nantes, près de 4 déplacements sur 10 se font désormais à pied, ce qui en fait le premier mode de déplacement.
Ce résultat donne un poids concret aux choix d’aménagement : trottoirs continus, traversées plus lisibles, végétalisation, bancs, ombre, sécurité aux carrefours. Pour un habitant, la marche n’est pas seulement un mode gratuit ; elle dépend fortement du confort de l’espace public.
Un chiffre résume le potentiel restant : environ un quart des déplacements quotidiens font moins d’un kilomètre. Cette distance se parcourt en moyenne en 14 minutes à pied, mais 30 % de ces très courts trajets se font encore en voiture.

Moins de trajets, plus de télétravail et d’usages numériques
La baisse du nombre de déplacements ne se limite pas à Nantes. Elle apparaît dans d’autres territoires ayant mené des enquêtes comparables. Laurent Fouin, directeur de l’Auran, relie cette évolution à plusieurs facteurs : pression économique sur les ménages, essor du commerce en ligne, téléformation et transformation des modes de vie.
Le télétravail illustre ce changement. En 2025, 38 % des actifs y recourent, contre 14 % en 2015. Cela peut réduire certains trajets domicile-travail, mais ne supprime pas les déplacements liés aux soins, aux démarches administratives, aux achats ou aux loisirs.
Les transports collectifs progressent peu, mais restent centraux
Les transports collectifs gagnent un point en Loire-Atlantique, de 9,5 % à 10,5 %. Le périmètre inclut notamment le ferroviaire régional Aléop, Naolib à Nantes Métropole et Ycéo dans l’agglomération nazairienne.
Dans Nantes Métropole, leur part reste stable à 15 % des déplacements, avec un recours plus marqué pour les trajets domicile-travail. Pour les décideurs, l’enjeu n’est donc pas seulement d’ajouter de l’offre : il s’agit aussi de la rendre crédible face à la voiture sur des horaires contraints, des liaisons de périphérie à périphérie et des trajets ruraux.
L’enquête EMC2 a interrogé 24 543 habitants de plus de 5 ans, dans 15 860 foyers et les 207 communes de Loire-Atlantique. Sa méthode nationale, définie par le Cerema, permet de comparer les résultats avec 2015 et avec d’autres territoires.
Source: Nantes, ville et métropole
Source et verification Traçabilité des sources
Cet article s’appuie sur les résultats publiés par Nantes Métropole concernant l’enquête mobilité EMC2 2025 en Loire-Atlantique.
- Comparaison des chiffres 2015 et 2025 mentionnés dans la source.
- Vérification du périmètre géographique : Nantes Métropole, Loire-Atlantique et 207 commune...
- Identification des personnes citées et de leurs fonctions dans le texte source.
- Signalement des limites : données moyennes et effets futurs des aménagements non encore me...
- Source
- Nantes Métropole
- Portée
- Nantes Métropole et Loire-Atlantique
- Mis à jour
- 2026-07-01 14:46
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