Vincent Lelièvre ne dessine pas seulement des villes ; il les habite de ses intentions. Pour la 12e édition de Solid’Art, l’artiste lillois troque son statut d’exposant pour celui de parrain. Derrière les traits précis de ses cités imaginaires se cache désormais un objectif concret : transformer l’encre et le papier en souvenirs de vacances pour les enfants suivis par le Secours populaire.
Des vacances pour les enfants grâce à la vente d’œuvres
Le concept de Solid’Art repose sur un principe de solidarité directe : une œuvre achetée finance le départ en vacances d’un enfant. Pour Vincent Lelièvre, cet engagement dépasse la simple esthétique. Le voyage est perçu comme un moteur de construction personnelle, une source d’émotions qui marquent durablement les plus jeunes. En tant que parrain, l’artiste souhaite insuffler une énergie collective au salon, rappelant que l’art doit rester accessible.
Avec des œuvres proposées dès 25 €, l’événement brise les barrières habituelles du marché de l’art contemporain. Cette volonté de démocratisation permet à chaque Lillois de devenir acteur de la solidarité tout en acquérant une pièce originale. L’artiste souligne que l’urbain, thème central de son travail, parle à tous car il constitue notre quotidien et notre identité commune. Selon lui, les maisons et les villes possèdent une âme, Lille se distinguant par une sensibilité qu’il qualifie de féminine.

Un projet participatif impliquant les lycéens de Lille
L’édition 2026 de Solid’Art ne se contente pas d’exposer des cadres. Vincent Lelièvre a choisi d’impliquer la jeunesse locale, notamment les élèves du lycée EPIL – Groupe Ozanam. Ces derniers ont conçu une boîte aux lettres monumentale, inspirée de la série « Little House » de l’artiste. Les visiteurs sont invités à y déposer des messages décrivant leurs destinations imaginaires, créant un pont entre le réel et le rêve.
Une autre installation marquante prendra place au cœur du salon : une colonne collaborative. Un artiste y assemblera des fragments des œuvres de Vincent Lelièvre, collés par les visiteurs eux-mêmes pour former une création unique. À l’issue de l’événement, cette structure sera découpée, permettant aux participants de repartir avec un fragment de cette œuvre collective. Cette démarche reflète l’évolution du style de Lelièvre, dont le trait, autrefois très rigide, s’est libéré pour devenir plus vivant et moins statique.

De l’Hôtel de Ville aux bureaux de Poste : un agenda 2026 dense
L’année 2026 marque une étape majeure dans la carrière de l’artiste. Outre son parrainage à Lille, Vincent Lelièvre voit son travail reconnu à l’échelle nationale par La Poste. Le 15 juin, un timbre édité à 800 000 exemplaires sera mis en circulation. Représentant le Palais de Tau à Reims, cette œuvre a constitué un défi technique, obligeant l’artiste à adapter son souci du détail au format millimétré de la philatélie.
Son engagement solidaire se prolongera en septembre lors de l’exposition du 111 des Arts, au profit de la recherche sur les cancers pédiatriques. Enfin, la sortie de son troisième ouvrage, « Traceur de villes » aux éditions Dashbook, viendra clore l’année. Ce livre rétrospectif retrace trois ans de créations, de balades urbaines et d’observations de façades qui nourrissent son imaginaire sans jamais passer par l’outil numérique.
Solid’Art Lille se tient à l’Hôtel de Ville du 12 au 14 juin. L’accès est libre le vendredi de 14h à 22h, le samedi de 10h à 20h et le dimanche de 10h à 19h.
Source: Ville de Lille
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