Le Musée de Picardie à Amiens repense entièrement la présentation de ses collections antiques. L’exposition « L’Égypte se transforme » offre un avant-goût du futur espace permanent prévu au sous-sol de l’établissement.
La pièce maîtresse de cet aménagement temporaire est la momie de Setjaimengaou, acquise en 1839 lors de la vague d’égyptomanie européenne. De retour d’une longue phase de restauration achevée en 2023, elle est la seule antiquité déjà installée dans sa configuration définitive. La scénographie intègre ses cercueils exposés au-dessus et en dessous, sous une voûte étoilée reproduisant l’atmosphère des chambres funéraires.
| Indicateur | Donnée chiffrée |
|---|---|
| Pièces issues du Louvre | 30 objets en dépôt |
| Fonds égyptien local | Environ 700 pièces |
| Objectif d’exposition finale | 500 œuvres visibles |
| Fin de l’exposition temporaire | Été 2027 |
| Ouverture de l’espace définitif | 2028 |
Un dépôt exceptionnel du Louvre et 700 pièces recensées
La préparation de cet espace a nécessité quatre années de recherches dans les réserves du musée amiénois. Ce travail de fond a permis de redécouvrir des objets égarés ou mal attribués, portant la collection égyptienne locale à environ 700 pièces.

L’exposition actuelle dévoile une soixantaine d’artefacts, dont un pot à khôl datant de 1710 avant notre ère, des outils cosmétiques et des coupes en albâtre. Ce parcours s’enrichit d’un nouveau dépôt du Louvre comprenant 30 pièces majeures. Pierre Stépanoff, directeur du musée, souligne que cet accrochage dresse un état des lieux précis des connaissances et des restaurations récentes.
Dialogue photographique avec les œuvres de Flore
En parallèle des vestiges antiques, la programmation intègre le travail de la photographe contemporaine Flore. Son exposition « Égypte éternelle » présente des tirages grand format issus de Polaroids capturés lors de ses voyages à Alexandrie.

Ces images à l’esthétique vaporeuse explorent la minéralité des paysages égyptiens. Le flou photographique et les tons sableux créent un contraste direct avec la matérialité des sarcophages et des objets rituels exposés dans les galeries adjacentes.
Source: Amiens Métropole
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