23 hectares de friche ferroviaire en plein cœur de Lille s’apprêtent à changer définitivement de visage. D’ici l’été 2026, le projet de la ZAC Saint-Sauveur franchira une étape décisive avec l’ouverture simultanée d’un parc paysager de 4,8 hectares et d’un complexe sportif innovant de 2 000 m². Ce projet vise à briser une coupure urbaine historique entre les quartiers du Centre, de Moulins, de Wazemmes et de Fives.
Trois niveaux de sport dans un bâtiment passif rue Camille Guérin
Situé rue Camille Guérin, le futur gymnase conçu par l’architecte lillois Bureau Face B se distingue par sa verticalité et sa performance énergétique. Ce bâtiment de trois étages superpose les usages pour optimiser l’emprise au sol dans un secteur urbain dense. Le chantier, lancé en février 2024, entre désormais dans sa phase de finalisation.
Le rez-de-chaussée accueillera une salle multisports accessible à tous pour la pratique du judo, du basket, du volley ou du badminton. Le premier étage sera dédié à deux dojos, tandis que le second niveau offrira une salle supplémentaire pour les clubs, les associations et les écoles de Lille. Sur le plan environnemental, l’équipement atteint des standards de conception passive : les besoins en chauffage seront inférieurs à 15 kWh/m2/an, faisant de ce complexe l’un des plus performants de France.

| Étape du projet Saint-Sauveur | Calendrier et spécifications |
|---|---|
| Début des travaux du gymnase | Février 2024 |
| Surface du futur parc | 4,8 hectares |
| Performance chauffage gymnase | < 15 kWh/m2/an |
| Ouverture prévue au public | Été 2026 |
Un parc de 4,8 hectares pour restaurer la biodiversité
Le Parc Saint-Sauveur a été pensé pour répondre à l’urgence climatique et au manque de nature en ville. Le site, autrefois imperméabilisé à 75 %, laisse place à de vastes plaines, des zones de biodiversité protégées et des cheminements de promenade. La transformation a nécessité une phase complexe de dépollution des sols, marqués par plus d’un siècle d’activité ferroviaire.
Les anciens rails, témoins de l’histoire industrielle du site, sont en partie réutilisés pour structurer les nouveaux reliefs ludiques et les aires de jeux. Après le débroussaillage et la dépollution, les équipes s’attellent désormais à l’aménagement paysager et à la création des réseaux nécessaires à l’éclairage et à l’entretien des végétaux.

De la gare de marchandises de 1865 au renouveau écologique
L’histoire du site remonte au 11 novembre 1865, date de la mise en service de la gare Saint-Sauveur. Pendant 138 ans, ce nœud logistique a centralisé le charbon, le bétail et les céréales. Son transfert à Dourges en 2003 a laissé un vide de béton et de métal au centre de la métropole. L’industrialisation du XIXe siècle avait totalement bétonné ces surfaces, empêchant l’eau de pluie de s’infiltrer et le sol de respirer.
Le projet actuel inverse cette tendance en redonnant au sol sa capacité à accueillir la faune et la flore locale. Les quartiers voisins, qui s’étaient développés sous l’influence de l’activité ferroviaire, bénéficient désormais d’une programmation culturelle et festive riche aux abords de ce chantier de transformation.

Les dernières étapes avant l’ouverture aux Lillois
Le calendrier s’accélère avec la pose prochaine du mobilier urbain et la finalisation des entrées du parc. Les mois à venir verront la plantation des derniers arbres et végétaux pour garantir un ombrage suffisant dès l’ouverture. Les Lillois pourront profiter de ces nouveaux espaces de détente et de sport pour la saison estivale 2026.
Les faits essentiels
- Ouverture simultanée du parc et du gymnase prévue pour l’été 2026.
- Le gymnase passif de 2 000 m² est conçu par l’architecte Bureau Face B.
- 4,8 hectares de nature créés sur une ancienne friche polluée.
- Le projet met fin à une coupure urbaine entre quatre quartiers majeurs de Lille.
Source: Ville de Lille
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