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Forces de l'ordre en équipement de maintien de l'ordre lors d'une intervention en France.

Nantes renforce sa réponse après un tir mortel

Un homme de 20 ans est mort mardi 26 mai 2026 après des tirs dans le quartier de la Halvêque, à Nantes. Selon la Ville de Nantes, deux hommes circulant en scooter ont ouvert le feu sur la victime, touchée à la tête. Les autorités locales relient ce nouveau drame à une série récente de violences sur fond de narcotrafic.

Pour les habitants qui ont besoin d’écoute ou de soutien, plusieurs contacts sont ouverts : l’Espace départemental des solidarités au 02 40 49 26 84 pour des rendez-vous avec des professionnels, Inter Service Parents au 02 40 35 00 88, le Point d’Accueil Écoute Jeunes au 02 40 35 47 73 pour les 12-25 ans, et le 15 en cas d’urgence médicale.

Des tirs mortels à la Halvêque

Les faits se sont produits dans le quartier de la Halvêque, déjà marqué fin avril par une autre fusillade ayant tué un jeune homme et grièvement blessé un second. Le procureur de Nantes avait alors évoqué des violences possiblement liées au narcotrafic.

Après le décès du 26 mai, Johanna Rolland a réagi en estimant que « le narcotrafic continue de tuer ». La maire de Nantes a demandé une réponse de l’État « à la hauteur de l’enjeu », évoquant des familles détruites et des habitants confrontés à la peur.

Denis Tallédec, adjoint à la sécurité et à la prévention, et Thibaut Guiné, adjoint de quartier, se sont rendus sur place avec des représentants de l’État, de la préfecture et du parquet. La Ville indique avoir mis ses moyens à disposition des enquêteurs afin de faciliter l’identification des auteurs.

Port-Boyer encore présent dans les esprits

Ce décès intervient moins de deux semaines après la fusillade du 14 mai rue de Pornichet, à Port-Boyer. Un adolescent de 15 ans y avait été tué, et deux mineurs de 13 et 14 ans avaient été blessés. Johanna Rolland avait alors parlé d’un « drame absolu ».

Le lendemain, la maire s’était rendue dans le quartier avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Celui-ci avait replacé les faits dans un contexte national de progression des trafics et des règlements de comptes, en annonçant un renforcement durable des moyens de police et de justice.

Pour les lecteurs qui suivent cette séquence locale, notre précédent article sur la fusillade mortelle de Port-Boyer détaille les premières annonces et la mise en place d’une cellule d’écoute.

Une présence publique maintenue dans les quartiers

Depuis les faits de Port-Boyer, les élus nantais disent s’être rendus quotidiennement sur le terrain. Des réunions ont été organisées avec les habitants, les services municipaux, la police nationale, la préfecture et le procureur de la République.

Nantes renforce sa réponse après un tir mortel

Mercredi 27 mai, un temps d’échange s’est tenu avec les riverains en présence de Denis Tallédec et Thibaut Guiné. L’objectif affiché par la Ville est de recueillir la parole des habitants, de maintenir une présence institutionnelle dans l’espace public et d’orienter les familles vers les dispositifs d’aide.

Cette réponse locale comporte aussi un enjeu de confiance. Dans des quartiers touchés à plusieurs reprises, la continuité des permanences, la lisibilité des numéros d’aide et la présence régulière des services publics pèsent autant que les annonces ponctuelles.

Police, vidéoprotection et prévention sociale

Le volet répressif est déjà engagé. Des CRS sont déployés quotidiennement dans les secteurs concernés et doivent y rester aussi longtemps que nécessaire, selon les annonces relayées par la Ville.

Le ministre de l’Intérieur a également annoncé l’arrivée de six policiers à Nantes pour créer une antenne de l’Office anti-stupéfiants, ainsi que huit renforts pour la brigade de recherche et d’intervention de Rennes, afin de soulager la BRI de Nantes.

Côté municipal, le plan de vidéoprotection est accéléré. Denis Tallédec indique que six caméras doivent être déployées dès ce mois-ci, avant six autres dans les prochains mois.

La Ville de Nantes défend aussi une réponse de prévention. Elle souhaite étendre à Port-Boyer le programme national Limit’s, expérimenté dans le quartier du Breil, qui mobilise 70 partenaires autour de l’accompagnement des jeunes. La municipalité attend encore la réponse de l’État, cofinanceur du dispositif avec la Ville.

Denis Tallédec appelle à une mobilisation inscrite dans la durée : « Il faut avoir beaucoup d’humilité sur ce sujet, se mobiliser, s’inscrire dans la durée ».

Source: Nantes, ville et métropole

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Marc Vasseur

Marc Vasseur

Auteur

Journaliste passionné par la dynamique urbaine de Nantes, Marc Vasseur couvre l'actualité de la métropole depuis plus de dix ans. Il se concentre sur les décisions municipales, les projets d'aménagement et les enjeux de la vie associative locale. Rigoureux dans la vérification des sources, Marc s'attache à offrir une information claire et vérifiée pour aider les citoyens à mieux comprendre les transformations de leur territoire et l'évolution des services publics métropolitains

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