Le quartier des Beaux-Arts, aujourd’hui prisé pour son ambiance de village et ses terrasses ombragées, cache une histoire complexe marquée par des transformations radicales. L’Office de Tourisme de Montpellier propose un nouveau parcours guidé de deux heures pour lever le voile sur ces siècles d’évolution, des enceintes médiévales aux galeries de street-art contemporaines.
📌 Points clés de l’itinéraire
* Tracé de deux heures incluant dix étapes historiques majeures.
* Exploration des vestiges médiévaux de la Porte du Pila Saint-Gély.
* Parcours mémoriel sur les traces de la Résistance et de la Gestapo.
* Histoire de la transition industrielle des anciens abattoirs municipaux.
Du chemin de Compostelle aux tanneries du Verdanson
Le circuit débute au pied du Corum, sur l’emplacement de l’ancienne porte du Pila Saint-Gély. Ce site marquait l’entrée de la ville fortifiée au XIIIe siècle. Un clou en laiton au sol rappelle le passage des pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle. En descendant vers le Verdanson, les visiteurs découvrent l’histoire des artisans potiers et des tanneurs qui exploitaient ce cours d’eau.

La maison Court, édifiée en 1880, témoigne encore de cette ère industrielle avec son dernier étage conçu pour le séchage des peaux. Aujourd’hui, ce vallon s’est transformé en une galerie de street-art à ciel ouvert, illustrant la capacité du quartier à réinventer son espace urbain tout en préservant les secrets du quartier des Beaux-Arts.
Les cicatrices de l’Occupation et le siège de la Gestapo
Le parcours prend une dimension mémorielle au square Camille Ernst. Ce haut fonctionnaire, nommé Juste parmi les Nations, fut déporté pour ses actes de résistance. Le quartier fut le théâtre d’heures sombres entre 1942 et 1944, la Gestapo ayant établi ses bureaux de torture à la villa des Rosiers.

Les figures de l’Abbé Charles Prévost et de Sabine Zlatin sont également évoquées pour leur rôle dans le sauvetage d’enfants juifs. Cette étape souligne la dualité du quartier, entre la quiétude actuelle du parc et la violence des interrogatoires menés jadis dans les villas environnantes, qui font partie intégrante du patrimoine architectural local.
La mutation des anciens abattoirs municipaux
L’esplanade des Beaux-Arts rappelle l’importance économique du site qui accueillit les abattoirs municipaux de 1851 à 1984. Ce pôle ouvrier a forgé l’esprit de solidarité et l’identité populaire du quartier. Des personnalités comme César Canetta ou Henri Doumergue ont marqué cette époque de fêtes et de vie associative intense.

La visite s’achève à la Maison pour tous Frédéric Chopin. Cet ancien bâtiment de maître a hébergé l’École des Beaux-Arts avant son transfert vers le MO.CO ESBA actuel. Ce passage de l’industrie bouchère à l’enseignement artistique symbolise la renaissance culturelle de cette zone de Montpellier.
| Date de visite | Horaire de rendez-vous |
|---|---|
| Lundi 11 mai | 15h00 |
| Samedi 23 mai | 15h00 |
| Mercredi 3 juin | 10h30 |
| Mercredi 24 juin | 10h30 |
Les réservations s’effectuent auprès de l’Office de Tourisme, le point de rencontre étant fixé à l’arrêt de tramway Corum.
Source: En Commun – Montpellier
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