Une appellation née de la passion des vignerons
L’appellation Costières de Nîmes fête ses 40 ans. Reconnue AOC en 1986, elle constitue la pointe méridionale des vignobles de la Vallée du Rhône. Mais son histoire remonte à bien plus loin : les premières traces de vignes sur ce territoire datent de 2 500 ans.
C’est dans les années 1950 que tout s’accélère. Philippe Lamour, figure charismatique et visionnaire, prend la tête de la viticulture gardoise. Il prône une politique de qualité et obtient le rattachement des Costières du Gard à l’appellation en 1986. En 1989, sous la présidence de Jacques Darboux, l’appellation devient officiellement Costières de Nîmes et rallie l’interprofession rhodanienne.
Un terroir unique entre galets et brise marine
Les terrasses de galets roulés, combinées à un ensoleillement exceptionnel et à la présence de brises marines, confèrent aux vins des Costières cette fraîcheur caractéristique et cette personnalité singulière. Un atout que les vignerons ont appris à préserver.

En 2007, sous le mandat de Bernard Angelras, la charte paysagère et environnementale est signée avec l’agglomération de Nîmes. Une démarche précurseur qui permet aujourd’hui à l’appellation d’être l’une des plus respectueuses de l’environnement.
Trois hommes, trois regards sur une même passion
Bernard Angelras, quatre mandats de président, se souvient de l’âge d’or des années 1980-1990 : « Il y avait une dynamique incroyable : le prix du litre augmentait et on remplaçait petit à petit les boissons anisées par du Costières. »

Olivier Gibelin, président de 1995 à 2003, a piloté les premières études de sol. « On a appris que le territoire était un mélange Rhône-Durance. Nous sommes devenus une appellation satellite de la Vallée du Rhône. »
Cyril Marès, président actuel, hérite d’un syndicat dynamique mais doit faire face au changement climatique. « On doit se réadapter continuellement. En croisant les variétés, on a créé notre propre cépage pour obtenir quelque chose de plus résistant. »

Une appellation ancrée dans la ville
Les Costières de Nîmes ne sont pas qu’une histoire de vignes. C’est aussi une histoire de rencontres. En 2017, 200 pieds de vignes sont plantés aux Jardins de la Fontaine. « Les Clos de la Fontaine, c’était un projet complétement fou ! » s’exclame Cyril Marès.
L’appellation multiplie les événements festifs : Vignes Toquées, Costières sonores, JeudiVins. L’an dernier, elle a même ouvert son propre bar à vin, le Verre des Costières, sur l’Esplanade. Une vitrine qui confirme son rôle d’ambassadeur de la ville.
Un millésime 2026 prometteur
La production est au rendez-vous : environ 100 000 hl, soit 10 % de plus que les années précédentes, alors que d’autres régions accusent une baisse de 6 %. « Le millésime 2026 sera assez étonnant, annonce Cyril Marès. On pensait souffrir des fortes chaleurs de l’été mais il n’en est rien. »
L’appellation compte aujourd’hui 60 vignerons et domaines, 3 000 hectares de vignobles, 9 coopératives et 500 cuvées différentes par an. Reste maintenant à relever le défi commercial dans un contexte économique compliqué.
Informations pratiques
- Pour aller plus loin : En vidéo : “une journée avec” le vigneron Cyril Marès, président des Costières de Nîmes
Source: Vivre Nîmes (Ville de Nîmes)
Contexte et actions A propos de cet article
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Cet article synthétise les informations publiées par Vivre Nîmes sur les 40 ans de l'appellation Costières de Nîmes.
- Vérification des dates clés : 1986 (AOC), 1989 (changement de nom), 2007 (charte environne...
- Validation des chiffres : 60 vignerons, 3 000 ha, 100 000 hl pour 2026
- Confirmation des noms et fonctions des présidents cités
- Source
- Vivre Nîmes
- Portée
- Nîmes, Occitanie
- Mis à jour
- 2026-09-27 09:07
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