Un Nîmois revient aux commandes de l’Esban
Stéphane Ibars a pris la direction générale de l’École supérieure des Beaux-arts de Nîmes (Esban). Il succède à Delphine Paul, partie diriger l’école de Bordeaux. Celui qui a grandi à Nîmes revient donc dans sa ville natale après un parcours de vingt ans à la Collection Lambert, à Avignon, où il a exercé comme curateur et directeur artistique.
Son carnet d’adresses international s’est construit au fil d’expositions consacrées à des artistes majeurs de la scène contemporaine : Kim Gordon, Ann Veronica Janssens, Dan Flavin, Jean-Michel Basquiat, Lawrence Weiner, Mimosa Echard, Théo Mercier, Claire Tabouret, Pascale Marthine Tayou ou encore Nan Goldin. Des noms qui témoignent d’une pratique curatoriale ancrée dans les grandes questions esthétiques, politiques et sociales du présent.
Une vision de l’école comme lieu de regard
Le nouveau directeur général défend une conception exigeante de l’enseignement artistique. « J’ai la conviction qu’une école d’art est avant tout un lieu où l’on apprend à regarder le monde, à le questionner et à trouver de nouvelles manières de l’habiter. Une école qui doit également être connectée à son territoire et à celles et ceux qui y vivent », déclare-t-il.
Cette approche s’inscrit dans la continuité de son travail à Avignon, où il a conçu ou accompagné des expositions telles que Une histoire intime de l’art, How to Disappear, Bienvenue dans le désert du réel ou Images, corps, pouvoir. Ces projets proposaient de nouvelles lectures de la collection et de son histoire, en faisant dialoguer les œuvres avec les enjeux contemporains.
Quatre axes pour l’école nîmoise
Stéphane Ibars souhaite renforcer l’accompagnement des étudiants et des diplômés, afin de leur permettre de construire des parcours artistiques exigeants et en prise avec les réalités du monde contemporain. Il veut également poursuivre l’ouverture des pratiques amateurs à un public toujours plus large, développer la recherche en prenant en compte les spécificités attachées à la pratique des artistes, et renforcer les coopérations de l’école à l’échelle méditerranéenne et internationale.

Ces orientations s’appuient sur son expérience de curateur, marquée par la volonté de faire dialoguer les œuvres avec les grandes questions du présent. Une démarche qu’il entend désormais transposer dans le cadre de l’enseignement supérieur artistique.
Une école connectée à son territoire
Pour les Nîmois, cette nomination signifie une chose simple : l’Esban reste ancrée dans sa ville tout en s’ouvrant sur le monde. Le profil de Stéphane Ibars, à la fois local et international, incarne cette double exigence. Les étudiants et les habitants devraient y trouver une école plus que jamais tournée vers la création contemporaine et les enjeux méditerranéens.
Le nouveau directeur général prend ses fonctions dans un contexte où les écoles d’art françaises cherchent à affirmer leur singularité et leur utilité sociale. À Nîmes, l’ambition affichée est claire : faire de l’Esban un lieu où l’on apprend à regarder le monde, mais aussi à y prendre part.
Pour découvrir une autre actualité culturelle de la région, on peut aussi lire notre article sur le musée Fabre à Montpellier.
Informations pratiques
- Pour aller plus loin : Lire aussi : Les bibliothèques de Nîmes sont gratuites
Source: Vivre Nîmes (Ville de Nîmes)
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Source et vérification
Cet article s'appuie sur une publication de Vivre Nîmes (Ville de Nîmes) consacrée à la nomination de Stéphane Ibars à la direction de l'Esban.
- Nomination de Stéphane Ibars confirmée par la source
- Précédente directrice Delphine Paul mentionnée
- Parcours de vingt ans à la Collection Lambert détaillé
- Liste d'artistes et d'expositions citée par la source
- Source
- Vivre Nîmes (Ville de Nîmes)
- Portée
- Nîmes
- Mis à jour
- 2026-09-26 08:05
Source et verification
Signaler un problème de confiance
Envoyer un signal à la modération.
Commentaires