La journaliste scientifique Cécile Everard vient de clore une résidence d’un mois au sein du réseau des médiathèques de Montpellier Méditerranée Métropole. À travers 35 interventions, cette ingénieure de formation a mobilisé son expertise pour sensibiliser les citoyens aux enjeux de l’information fiable et de la démarche scientifique.
Le terrain comme rempart contre la désinformation
Au cœur de ce projet, Cécile Everard a défendu la nécessité de « réhabiliter le terrain ». Face à une consommation d’information souvent passive derrière les écrans, la journaliste a rappelé que l’intelligence artificielle ne remplace pas le contact direct avec les sources.
Les ateliers ont permis d’aborder des sujets concrets, comme la gestion des crises sanitaires ou les risques majeurs, en utilisant des jeux de rôles. Cette approche pratique vise à démontrer que le journalisme scientifique repose sur des règles déontologiques strictes et une vérification rigoureuse des faits, loin des opinions formulées « depuis son canapé ».

Un impact social de Villeneuve-lès-Maguelone à Castelnau
La résidence a touché des publics variés, allant des écoliers aux résidents d’EHPAD. À la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, les détenus ont endossé le rôle de reporters lors d’une simulation d’accident industriel, se confrontant à la difficulté de trier un flux massif d’informations sous pression.
À Castelnau-le-Lez, des femmes accompagnées par le CCAS ont utilisé le podcast pour témoigner sur des sujets de société. Ces moments forts illustrent comment l’éducation aux médias devient un vecteur d’expression citoyenne et de valorisation personnelle pour des publics parfois éloignés des circuits d’information traditionnels.

Ce que cela change
- Renforcement de l’esprit critique face aux fausses informations climatiques ou sanitaires.
- Appropriation d’outils techniques (podcasts, reportages) par les seniors et les jeunes.
- Meilleure compréhension du métier de journaliste et de ses méthodes de vérification.
Cécile Everard poursuit désormais ses activités d’enseignement et d’encadrement de doctorants pour le concours « Ma thèse en 180 secondes », tout en préparant une mission de conseil en innovation à Bruxelles.
Source: En Commun – Montpellier
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