Après plusieurs mois de travaux, le Petit Temple de Nîmes a retrouvé son éclat. L’édifice emblématique du centre-ville, situé à quelques pas de la Maison Carrée, peut désormais accueillir à nouveau le public, et faire cohabiter cultes et événements.
Trois siècles d’histoire dans les murs
L’histoire du bâtiment commence en 1714. À cette époque, les Ursulines, religieuses se réclamant du patronage de sainte Ursule et se vouant à la contemplation et à l’enseignement, font construire leur nouvelle église au cœur de Nîmes. Après la Révolution, l’ancienne chapelle devient, au début du XIXe siècle, le « Petit Temple », en souvenir du petit temple de la rue Poise détruit en 1673.
Trois siècles plus tard, le bâtiment est inscrit à l’inventaire des monuments historiques grâce à ses nombreux éléments remarquables : son clocher, ses boiseries et son orgue. Il témoigne de l’histoire religieuse et architecturale de Nîmes. Mais le temps a laissé son empreinte, et une restauration importante s’est imposée.

« L’état du bâtiment ne permettait plus d’accueillir le public dans de bonnes conditions, malgré des travaux conservatoires déjà accomplis par le passé », explique Alain Clavel, président de l’Église protestante unie de Nîmes. L’objectif affiché : faire de cet ensemble un espace davantage ouvert sur la ville.
Un chantier en deux phases pour 1,5 million d’euros
Après un appel à projet, plusieurs partenaires participent au financement de ce programme global en deux phases, d’un montant d’environ 1,5 million d’euros. Parmi eux : la Drac, la Fondation du patrimoine, la Fondation du protestantisme et la Ville, auxquels se sont ajoutés des dons privés et l’autofinancement de l’Église protestante unie.

La première phase, engagée au printemps 2025 et livrée en février 2026, prévoyait la restauration de la façade Est (rue du Grand-Couvent) et du clocher, l’intervention sur la cloche, les boiseries intérieures, le parquet, les fenêtres, ainsi que la création d’un sas d’entrée. Ce sas apporte une véritable plus-value en termes de luminosité et d’isolation phonique et thermique.
À l’intérieur, le changement est particulièrement visible. Le Petit Temple dispose désormais d’un parquet en chêne équipé d’un chauffage au sol, d’un nouveau mobilier modulable et plus confortable, d’une acoustique améliorée ainsi que de nouveaux équipements de son, de lumière et de vidéo. L’accessibilité a également été prise en compte avec la création d’un accès PMR.

Le chantier a réservé quelques surprises, avec la découverte d’un ancien décor peint datant du XVIIIe siècle, témoignant de l’aspect que pouvait présenter l’ancienne église des Ursulines. Ces découvertes ont fait l’objet d’un travail d’études et de restauration accompagné par des spécialistes du patrimoine.
Un lieu ouvert sur la ville
La seconde phase, consacrée notamment aux façades Ouest, côté Maison du Protestantisme (rue Claude-Brousson), devrait démarrer prochainement. En attendant, le Petit Temple est ouvert pour le culte les 2e et 4e dimanches du mois à 10h30.
Avec cette restauration, Nîmes conserve un témoin rare de son histoire religieuse et architecturale, tout en lui offrant une nouvelle vie au cœur du centre-ville.
Informations pratiques
- Pour aller plus loin : Lire aussi > Chancre coloré : la Ville de Nîmes agit pour protéger les arbres et renforcer la canopée
Source: Vivre Nîmes (Ville de Nîmes)
Contexte et actions A propos de cet article
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Cet article reprend les faits, chiffres et citations publiés par Vivre Nîmes (Ville de Nîmes) concernant la restauration du Petit Temple.
- Montant du chantier (environ 1,5 million d'euros) et partenaires financiers vérifiés dans...
- Dates des phases de travaux (printemps 2025, livraison février 2026) conformes à la source
- Citation d'Alain Clavel reprise à l'identique
- Horaires de culte (2e et 4e dimanches à 10h30) vérifiés dans la source
- Source
- Vivre Nîmes (Ville de Nîmes)
- Portée
- Nîmes, Occitanie
- Mis à jour
- 2026-10-19 08:12
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