Aucun résultat trouvé
Une pomme posée sur des livres avec des cubes lettres sur une table.

À Courbevoie, le départ de l’École européenne inquiète les familles

Par la rédaction de tagafruit.fr

L’École européenne quittera Courbevoie pour Paris à la rentrée 2027, après un arbitrage gouvernemental communiqué à la ville par la Direction académique des Hauts-de-Seine. Le futur site parisien n’est pas encore connu, ce qui laisse les familles concernées face à plusieurs incertitudes sur la poursuite de la scolarité.

La Ville de Courbevoie dit avoir appris cette décision « avec un profond regret ». Selon la mairie, environ la moitié des élèves de l’École européenne sont courbevoisiens. La question immédiate porte donc sur leur affectation à partir de septembre 2027, en particulier pour les enfants inscrits en section anglophone et pour les élèves du secondaire.

Une rentrée 2027 désormais tournée vers Paris

Le transfert annoncé concerne l’ensemble de l’École européenne, dont le projet devait initialement s’inscrire durablement à Courbevoie, près du quartier d’affaires de La Défense. La commune défendait cette implantation comme un atout pour les familles locales et internationales, dans un secteur où travaillent de nombreux cadres étrangers.

Le point encore non tranché dans la communication municipale reste l’adresse du futur établissement à Paris. La ville indique seulement que le transfert interviendra « à compter de la rentrée 2027 » sur « un site encore inconnu ».

Cette absence de localisation complique déjà la lecture pratique pour les parents : temps de trajet, organisation familiale, choix de poursuite en section linguistique, inscription dans un autre établissement ou maintien dans le réseau local.

À Courbevoie, le départ de l’École européenne inquiète les familles

Les élèves courbevoisiens au centre des demandes

Pour les familles de Courbevoie, la mairie annonce vouloir suivre de près la suite donnée aux dossiers individuels. Elle précise que les élèves de primaire inscrits en section francophone pourront être accueillis dans les écoles primaires de la ville.

La situation est moins nette pour les enfants de la section anglophone. La commune indique qu’elle veillera à ce qu’une solution soit trouvée afin qu’ils puissent poursuivre, « d’une manière ou d’une autre », un cursus en langue anglaise.

Pour les collégiens et lycéens, la Ville demande à l’Éducation nationale de s’assurer qu’ils puissent continuer leur scolarité dans des établissements courbevoisiens. Cette demande vise les élèves du secondaire qui fréquentaient l’École européenne dans le cadre de son organisation actuelle.

L’enjeu local dépasse donc le seul changement d’adresse. Il touche à la continuité pédagogique, aux sections linguistiques et à la capacité des établissements de Courbevoie à absorber des élèves selon leur niveau et leur parcours.

Un projet bloqué par le financement et le cahier des charges

D’après la communication municipale, le projet initial n’a pas pu être mené à son terme faute d’un plan de financement permettant sa réalisation. Une solution alternative avait été proposée par la région : maintenir les classes de collège et de lycée au lycée Lucie Aubrac, tout en laissant les classes primaires sur le site de l’école Carron.

À Courbevoie, le départ de l’École européenne inquiète les familles

Cette option n’a pas été retenue. La Ville reconnaît qu’elle ne répondait pas au cahier des charges imposé par l’Union européenne, qui demandait de réunir l’ensemble des niveaux sur un site unique.

Courbevoie affirme avoir mené des efforts de médiation pour rapprocher les parties, sans parvenir à une solution permettant de pérenniser l’école sur le territoire communal. Le dossier s’est donc conclu par un arbitrage gouvernemental favorable au transfert vers Paris.

Les points encore à clarifier

Plusieurs éléments restent ouverts avant la rentrée 2027. Le premier est le lieu exact du futur site parisien, qui déterminera une partie de l’impact quotidien pour les familles.

Le second concerne les modalités d’accueil des élèves actuellement scolarisés dans les différentes sections. Les réponses attendues ne seront pas les mêmes pour un élève de primaire francophone, un enfant suivant un cursus anglophone ou un lycéen engagé dans un parcours européen.

Le troisième point porte sur la coordination entre la Ville de Courbevoie, l’Éducation nationale et les autorités académiques des Hauts-de-Seine. La mairie demande que les élèves concernés puissent être accueillis dans les meilleures conditions dès 2027.

Jacques Kossowski, maire de Courbevoie, dit « regretter et déplorer » l’arbitrage rendu par le Premier ministre, en affirmant ne pas en avoir été informé au préalable. « Je serai très vigilant à ce que tous les jeunes Courbevoisiens qui y suivaient leur scolarité soient accueillis dans les meilleures conditions dès la rentrée 2027 », déclare-t-il.

Source: Mairie de Courbevoie

Commentaires

Pas encore de commentaires. Soyez le premier !
Camille Bernard

Camille Bernard

Auteur

Camille Bernard est une journaliste spécialisée dans la vie municipale de Courbevoie. Forte d'une solide expérience en presse quotidienne régionale, elle décrypte pour nos lecteurs les décisions du conseil municipal, les projets d'urbanisme et les initiatives associatives locales. Son engagement pour une information vérifiée et de proximité permet aux habitants de mieux comprendre les enjeux de leur commune et de rester connectés à l'actualité citoyenne de leur quartier

Plus d'histoires