Ils sont trois. Trois agents municipaux dont le métier consiste à empiler des pierres sans mortier, à reconstruire des murets qui traversent les siècles et à transmettre un savoir-faire que l’école n’enseigne pas. Michaël Brun, Stéphane Gille et Sébastien Pelatan sont les muraillers de la Ville de Nîmes, une profession rarissime : la commune est l’une des deux seules en France à employer ces artisans dédiés à la pierre sèche.
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre, ils ouvrent les coulisses de leur quotidien et invitent le public à découvrir leurs gestes, leurs techniques et les ouvrages qu’ils ont eux-mêmes imaginés sur le sentier des sept capitelles.
Trois hommes, une transmission familiale et aucun diplôme
Michaël Brun est le premier murailler de la collectivité. Arrivé en 1998, il a été formé par son grand-père. « Il n’existe pas de formation spécifique pour ce métier. Il se transmet », explique-t-il. Stéphane Gille l’a rejoint en 2000, puis Sébastien Pelatan en 2010. Trois parcours différents, une même pratique : choisir et assembler les pierres avec précision, sans mortier, pour bâtir des murs, des capitelles et des ouvrages qui s’inscrivent dans le paysage nîmois depuis des siècles.

Ce savoir-faire ancestral n’a rien d’obsolète. Les ouvrages en pierre sèche contribuent à préserver les sols, favoriser la biodiversité et mieux résister aux inondations comme aux incendies. Autant d’arguments qui poussent la Ville à vouloir pérenniser ces formations dans les quartiers de garrigue, pour que les Nîmois privilégient ce type de construction aux multiples bénéfices.
Un sentier de sept capitelles à parcourir pendant les Journées du patrimoine
Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, les trois muraillers proposent au public de découvrir leur métier sur le sentier des sept capitelles, qu’ils ont eux-mêmes conçu. Au fil du parcours, les visiteurs comprendront comment ce savoir-faire reste actuel et pourquoi il structure encore le paysage local.

Les participants pourront également s’essayer à la construction d’un muret. Une initiation concrète, encadrée par les trois artisans, pour toucher du doigt une technique qui ne s’apprend ni dans les manuels ni sur les bancs d’une école spécialisée.
Ce qu’il faut retenir avant le week-end du 19 septembre
Les Journées européennes du patrimoine se tiennent les 19 et 20 septembre à Nîmes. Les trois muraillers de la Ville y présentent leur métier, leurs gestes et les techniques ancestrales de la pierre sèche. Le sentier des sept capitelles constitue le point d’orgue de cette découverte, avec une initiation à la construction d’un muret ouverte aux participants.
Pour les Nîmois, c’est l’occasion de rencontrer trois agents municipaux dont le travail façonne discrètement le paysage de garrigue depuis des décennies. Une manière de comprendre, sur le terrain, comment une technique sans mortier peut encore répondre aux enjeux contemporains de sol, de biodiversité et de résistance aux risques naturels.
Informations pratiques
- Pour aller plus loin : Lire aussi > « Bonjour Nîmes ! » : après le temps de l’écoute, celui de l’action
Source: Vivre Nîmes (Ville de Nîmes)
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Traçabilité éditoriale
Cet article s'appuie sur la publication officielle de la Ville de Nîmes relayée par Vivre Nîmes, qui détaille les profils des trois muraillers et le programme des Journées du patrimoine.
- Noms et dates d'arrivée des trois muraillers vérifiés dans la source municipale
- Citation de Michaël Brun sur l'absence de formation spécifique reprise telle quelle
- Dates des Journées européennes du patrimoine (19 et 20 septembre) confirmées par la source
- Mention des deux seules villes de France employant des muraillers conservée sans extrapola...
- Source
- Vivre Nîmes (Ville de Nîmes)
- Portée
- Nîmes, Occitanie
- Mis à jour
- 2026-09-15 12:35
Source et verification
Signaler un problème de confiance
Envoyer un signal à la modération.
Commentaires