La Mairie de Perpignan conteste le traitement par Mediapart de sa politique face au dérèglement climatique. Dans un communiqué, elle estime que le journal a insuffisamment repris ses réponses sur l’eau, l’urbanisme et les mobilités, alors que ces sujets concernent directement les projets d’aménagement du territoire.
La ville et Perpignan Méditerranée Métropole défendent une stratégie visant à maintenir le développement local tout en réduisant la pression sur la ressource en eau. Elles citent notamment la réparation des réseaux, l’interconnexion des ressources, le suivi des nappes et le recours à des eaux non conventionnelles.

La réponse municipale sur l’eau et les projets
Selon Perpignan Méditerranée Métropole, les nappes pliocènes et quaternaires de la plaine du Roussillon étaient déjà identifiées comme déficitaires dans un diagnostic établi en 2021. La collectivité affirme avoir intégré cette contrainte dans sa politique de l’eau et dans la délégation de service public entrée en vigueur le 1er janvier 2024.

Le communiqué indique qu’un objectif de rendement de 88,3 % est fixé pour le réseau à partir de 2028. La Métropole met aussi en avant des projets de réutilisation des eaux usées traitées à Cabestany, Canet-en-Roussillon, Perpignan et Espira-de-l’Agly. Pour le projet de golf de Villeneuve-de-la-Raho, l’arrosage doit, selon elle, utiliser les eaux issues de la station d’épuration communale.

Urbanisme, arbres et déplacements
La municipalité rejette l’accusation de minéralisation excessive de l’espace public. Elle assure appliquer une politique de dédensification dans les opérations d’urbanisme, dont la ZAC du Pou de las Colobres. Concernant les arbres abattus, elle invoque des maladies ou des risques pour la sécurité et annonce des replantations avec des essences plus adaptées au climat local.
Sur les mobilités, la collectivité cite une hausse de 18 % de la fréquentation du réseau Sankéo depuis septembre 2022, près de 7 kilomètres de couloirs de bus et un plan vélo doté de 3 millions d’euros annuels entre 2022 et 2032. Elle annonce également l’entrée en service du pôle d’échanges Einstein en septembre, ainsi que des expérimentations de covoiturage et d’autopartage à l’automne.
Les documents et points à suivre
Ces éléments proviennent de la réponse officielle publiée par la Mairie de Perpignan. Ils exposent la position de la municipalité face aux critiques relayées dans l’article de Mediapart, sans permettre à eux seuls de trancher les débats sur la compatibilité des projets avec les contraintes climatiques. Les objectifs de rendement, les projets de réutilisation de l’eau et les futurs aménagements de mobilité constituent les principaux points vérifiables dans les années à venir.
Source: Mairie de Perpignan
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Cet article distingue les affirmations de la Mairie de Perpignan des questions soulevées par Mediapart et ses interlocuteurs.
- Vérification de l’origine municipale du communiqué.
- Attribution des chiffres de rendement, de fréquentation et d’investissement à la collectiv...
- Distinction entre les projets annoncés et leur réalisation future.
- Signalement de l’absence d’éléments contradictoires détaillés dans le communiqué fourni.
- Source
- Mairie de Perpignan
- Portée
- Perpignan
- Mis à jour
- 2026-08-12 19:43
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