Rezultatų nerasta

Saint-Étienne redonne un nom aux résistants oubliés de la Libération

tagafruit.fr
tagafruit.fr
2026-05-06 09:33 • ⏳ 4 min. skaitymo
Un homme en costume s'exprime à un pupitre devant un public attentif lors d'une cérémonie.

L’Hôtel-de-Ville accueille une exposition dédiée aux combattants étrangers et coloniaux qui ont œuvré pour la libération du territoire français. À travers une galerie de portraits, Saint-Étienne honore les résistants oubliés, ces hommes et femmes venus d’ailleurs pour s’opposer à l’occupation nazie.

Un hommage aux combattants issus de l’empire et de l’Europe

Le maire Régis Juanico a inauguré ce parcours mémoriel qui met en lumière des visages souvent absents des manuels scolaires. L’exposition présente les trajectoires de Malika, Mohamed, Louisa ou encore Salah, nés en Algérie, au Maroc, en Azerbaïdjan ou en Guinée. Avant le conflit, la France comptait plus de deux millions d’étrangers, dont des antifascistes allemands, des républicains espagnols et des opposants italiens, qui furent parmi les premiers à rejoindre les rangs de la Résistance.

Saint-Étienne redonne un nom aux résistants oubliés de la Libération
Indicateur Détails de l’événement
Lieu Hall de l’Hôtel-de-Ville de Saint-Étienne
Clôture Samedi 9 mai 2026
Thématique Résistants étrangers et troupes coloniales
Référence historique Groupe Manouchian (23 fusillés en 1944)
Certification Label 80è anniversaire de la Libération

L’héritage du groupe Manouchian et des FTP-MOI

Une section importante de l’exposition est consacrée à l’histoire de « l’Affiche rouge ». En 1944, la propagande allemande tentait de criminaliser la Résistance en ciblant les 23 membres du groupe Manouchian, issus des Francs-tireurs et partisans – main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI). Cette mémoire a retrouvé une résonance nationale en 2024 avec l’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée Manouchian.

Saint-Étienne redonne un nom aux résistants oubliés de la Libération

Le projet, porté par l’association stéphanoise Le Grain, s’appuie sur les travaux de Brahim Zennaf et Kamel Mouellef. Ce dernier est notamment le co-auteur de la bande dessinée « Résistants oubliés ».

Saint-Étienne redonne un nom aux résistants oubliés de la Libération

Horaires d’ouverture au public

L’exposition est accessible librement selon le calendrier suivant :
– Lundi, mercredi et jeudi : 8h45 à 17h00
– Mardi : 8h45 à 18h00
– Vendredi : 8h45 à 16h30

L’association a également collaboré avec Eric Blanchot pour la réalisation du documentaire « Mémoire de soldats oubliés », qui complète ce travail de transmission des valeurs républicaines.

Foire Aux Questions

Pourquoi Saint-Étienne consacre-t-elle une exposition spécifiquement aux résistants étrangers et coloniaux ?

Cette initiative vise à combler un « vide mémoriel » dans l’histoire locale et nationale. Alors que la France comptait plus de deux millions d’étrangers en 1939, une grande partie des combattants venus d’Afrique, du Maghreb ou d’Europe de l’Est (comme les républicains espagnols ou les antifascistes italiens) a été occultée des manuels scolaires. L’exposition redonne une identité et un visage à ces héros, tels que Malika ou Salah, en soulignant que la Libération fut un effort international et non uniquement hexagonal.

Comment accéder à l’exposition et quels sont les meilleurs créneaux pour la visiter ?

L’exposition est située dans le hall de l’Hôtel-de-Ville de Saint-Étienne. Elle est en accès libre et gratuit jusqu’au samedi 9 mai 2026. Pour une visite sereine, privilégiez les matinées (dès 8h45) les lundis, mercredis et jeudis. À noter que l’espace est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite, permettant à tous de découvrir le parcours mémoriel incluant la section dédiée à l’Affiche rouge et au groupe Manouchian.

Quel est l’impact de cet événement pour les familles de l’immigration et les habitants de la région ?

Au-delà de l’aspect historique, cet hommage renforce la cohésion sociale en reconnaissant l’apport direct des ancêtres de nombreux Stéphanois actuels. En mettant en lumière des parcours issus d’Algérie, du Maroc ou d’Azerbaïdjan, la ville transforme la perception de l’histoire locale : elle ne divise plus, mais rassemble autour d’un héritage de courage partagé. C’est un outil pédagogique puissant pour les jeunes générations qui trouvent enfin des modèles de résilience leur ressemblant.

Où trouver des ressources complémentaires ou prolonger l’expérience après la visite ?

Pour approfondir le sujet après la clôture du 9 mai, plusieurs options s’offrent à vous :
1. Lecture : Procurez-vous la bande dessinée « Résistants oubliés » de Kamel Mouellef, disponible en librairie.
2. Association : Contactez l’association stéphanoise Le Grain, qui porte ce projet, pour obtenir des livrets pédagogiques.
3. Culture : Explorez les archives municipales de Saint-Étienne ou prévoyez une visite au Panthéon à Paris pour découvrir la plaque commémorative du groupe Manouchian, entrée officiellement dans l’histoire nationale en 2024.

Source: Ville de Saint-Étienne

Bendruomenė

Komentarai

+ XP
Komentarų dar nėra.

Ką manote apie šį straipsnį?

Ačiū už jūsų nuomonę!

tagafruit.fr

Administratorius

Oficiali portalo redakcijos paskyra. Teikiame operatyvią ir patikrintą informaciją iš patikimų šaltinių.

Naujienos iš interneto

Registruodamiesi sutinkate su privatumo politika.